Du bon usage du pseudo ou de l’anonymat.

 
Suite à un énième débat sur l’anonymat des commentaires et des blogs, je ressors une note que j’avais éditée sur le mien fin Avril.
« J’ai suivi sur un blog un débat intéressant à propos de l’usage des pseudos, je passe sur ceux qui n’en voyaient pas l’usage et pour cause, leurs écrits étant relatifs à une association, à la vie culturelle et sportive de leur village, ou à leur club de belote. J’en viens donc à ceux qui écrivent des textes concernant la vie politique de leur cité, du pays ou de leur entreprise, et tous ceux qui veulent exprimer des idées qui ne sont pas dans l’air du temp. Certains prônent la « franchise », l’assumation des textes publiés et des critiques envers l’autre ou envers le système, pour d’autres, comme l’a écrit Xanthippe sur « Vivre à Uzès » « le principe même du blog c'est de pouvoir discuter non pas ad nominem mais sur les idées, tous les blog ouverts fonctionnent comme ça ».  
Pour ma part, je me méfie des donneurs de leçons, ceux qui de drapent dans l’honnêteté et la franchise. J’ai eu personnellement l’occasion de m’apercevoir que certains d’entre eux, s’ils signaient de leur nom des commentaires pour dénoncer le manque de courage des anonymes et des pseudos, réapparaissaient « masqués » quelques minutes plus tard dans le débat afin d’émettre (au mieux) des critiques et lancer quelques coup bas.
J’ai décidé, en ce qui me concerne, de faire figurer mon nom dans mon blog, et sur mon site, tout en précisant que mes textes seraient signés AKELA, car ce n'est pas la personne qui compte mais ce qu'on exprime, ou que l'on veut exprimer.
Soyons clair, les dictatures n'aiment pas la clandestinité, elles veulent connaître leur opposants pour mieux étouffer toute remise en cause de leur main mise et écraser leur opposition, c'est vrai pour les états, mais c'est aussi vrai en France à l'échelon des associations, des communes des partis. Cela est valable pour ceux qui sont majoritaires, mais aussi pour leurs opposants.
Je prends un exemple fort simple : imaginez un cadre supérieur ou un chef d’entreprise qui se lance dans la politique locale, imaginez que cette personne soit prête à tout pour arriver, y compris les pires coups bas, imaginez qu’elle ait aussi un pouvoir certain sur votre avenir professionnel, vos promotions, vos primes, sur vos conditions de travail, sur votre emploi même. Et si ce n’est pas sur le vôtre, c’est sur celui de votre conjoint, de vos enfants ?
J’évoque un cadre supérieur, ou un patron, mais ce peut être ……l’instituteur de votre fille, le sélectionneur du club de foot de votre fils, votre irascible voisin procédurier. On n’affronte pas les puissants sans risque de représailles, et ils ont d'autres moyens que nous, y compris en faisant pression sur d'autres pauvres types qui vont jouer les coupeurs de tête, c'est valable au Tibet, c'est valable à Uzès, et pourtant il faut avancer.....Alors l’important n’est pas de savoir qui à dit quoi, l’important c’est que les choses soient dites, après, le débat étant ouvert. Les blogs c'est aussi fait pour ça, n'en déplaise à certains. »
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