FRANÇOIS
 

Nous étions quatre cousins, qui se suivaient à un an d’intervalle, l’aîné c’était jean Claude, mon frère, ensuite il y avait Yves mon cousin, j’arrivais en troisième précédant François le frère d’Yves. Nous étions quatre cousins mais surtout quatre complices, nous avons fait mille bêtises ensemble, et avec François, nous avons partagé les mêmes bancs au Lycée, et dragué les même filles dans les bals du Dimanche avant de « Maisoixantehuiter » cote à cote.
François, tu aurais pu le rencontrer, Saadou,  dans les rues de Najac, il était de ses âmes brisées que tu sais si bien comprendre et protéger.
Ses parents étaient enseignants, son frère Yves et son père prof de Gym « il devait » être lui aussi enseignant et prof de gym. Il le fut : c’était le destin que la famille avait tracé pour lui, il n’avait pas d’autre choix.
Mais lui, rêvait d’être un artiste, mal dans sa peau, il trouva refuge dans les brumes alcoolisées, de congés de maladie en congés de longue durée, il délaissa les salles de sports pour la peinture et la photographie, Toutes ses tentatives pour retrouver un poste échouèrent, il était la risée de ses élèves.
Quelle rédemption chercha-t-il cette semaine en allant marcher sur les chemins de Compostelle ?
Il ne verra jamais Saint Jacques, ce matin, 13 Août 2009, sur le bord d’un chemin, son « voyage » s’est arrêté.



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