La Langue de Bois

 
Pendant deux jours il a régné une certaine agitation autour d’un de mes écrits sur La communauté de Commune de L’Uzège, et je dois dire que je suis assez stupéfait à la lecture de certains arguments, entre autre, (sous la plume de Jérémy X) :
« Vous soulignez également dans votre développement le fait que Nicole Perez (nouvelle présidente de la CCU) n'est pas spécialement une personnalité de gauche. Il semble que cela est su, assumé par l'intéressée puisqu'elle s'en est expliquée plusieurs fois. »
Que cette dame assume le fait de ne pas être spécialement une personnalité de gauche, c’est son problème, et je ne vois pas pourquoi elle aurait besoin de s’en expliquer, personnellement, je me réserve le droit, en tant qu’homme de gauche, d’avoir quelques inquiétudes , lorsque la gauche fait alliance avec la droite, surtout quand dans un passé récent, la même gauche (c'est-à-dire les même personnes) s’est compromise sur Uzès avec Gilbert BAUMET qu’elle idolâtrait à un point qu’il était très difficile à cette époque de dire, « BAUMET, attention DANGER » sans risquer de se faire lyncher. Depuis cet ancien ministre d’ouverture de Mitterrand est passé à droite, RPR, UMP et sarkosyste tandis que la Gauche Uzètienne s’est positionnée dans les primaires présidentielles du parti socialiste pour DSK,
Je lis aussi  «  Mais je pense qu'avec un peu de bon sens, dans cette situation, ce n'est pas le parti qui compte et loin de là. Ce qui compte c'est l'engagement, et la volonté d'avancer. Et la volonté de l'ancien Président a été jugée insuffisante par un certain nombre de délégués communautaires sur la dernière mandature. » C’est un petit chef d’œuvre de la langue de bois, qui sont les délégués communautaires ? Des citoyens « lambda » ? Non, ce sont les représentants des communes, ayant un positionnement politique. C’est exactement comme si on vous disait «  Le président de la république est incompétent, la preuve, les députés de l’opposition de le soutiennent pas »   Ceci dit, j’invite le dénommé Jérémy à relire mon texte, je ne mets en aucune façon en cause les compétence de Nicole Pérez, que je trouve tout à fait respectable. Mais de là à adhérer au « PEREZ FAN CLUB » il y a un pas que je ne franchirai pas, j’ai déjà donné, comme on peut le lire dans ma présentation sur le Blog AKELA.
 Quand à la première partie de la phrase, elle pourrait s’appliquer à l’ancien Maire de Serviers, Guy ESPÉRANDIEU, cet homme (de droite) a toujours choisi de privilégier l’engagement et la volonté d’avancer au sein de son conseil, au-delà des étiquettes politiques et c’est ce qui l’a perdu. Ses colistiers connaissaient son soutien pour le maire d’Uzès, pourquoi se sont-ils engagés derrière lui en Mars pour le trahir en Avril ? Pourquoi n’ont-ils pas eu la décence, le courage, l’honnêteté de se présenter contre lui, sur une autre liste, s’ils n’étaient pas d’accord avec ses choix ? Pourquoi n’ont-ils pas tous démissionner ? S’ils l’avaient fait, Guy ESPÉRANDIEU aurait pu se représenter face à eux, et il n’aurait pas été certain qu’il soit désavoué par la population, Les « Putschistes » » ont préféré rester en place, s’assurant ainsi d’avoir la majorité dans le conseil municipal suivant après les élections partielles, faussant ainsi le résultat, et ne permettant pas, de fait, à l’ancien Maire de se représenter, puisque de toute façon il aurait été minoritaire. Quelle leçon de courage, quelle leçon de démocratie,
Autre petit chef d’œuvre d’un certain « Nestor » qui prétend que je veux en venir à  « instaurer comme principe moralisateur le cynisme. Quelle signification donner à ces histoires mesquines ou les élus joueraient à " qui est pris, qui croyait prendre"?
Je ne vois pas en quoi je suis cynique quand je prétends avoir une éthique politique, peut-être qu’effectivement pour ce monsieur la morale et la politique ne peuvent pas aller de pair.  « La fin justifie les moyens en quelque sorte !!!! Seul le résultat compte !!! »  (C’est d’ailleurs ce qui ai dit d’une certaine façon sous une autre plume)
Pour moi, si les choses s’étaient faites sans « l’entourloupe » de SERVIERS, le maire d’Uzès n’aurait pas pu se livrer au chantage actuel, Oui, monsieur « Nestor » ne vous déplaise, j’ai bien peur que « tel est pris qui croyait prendre ». Le Problème, c’est que se sont les Uzègeois qui vont payer les pots cassés.
En tant que simple citoyen d’Uzès, que je suis redevenu, je me suis étonné que l’on octroie une vice présidence de la CCU à CHAPON, si décrié par ailleurs sur sa gestion de la dite communauté, ça parait paradoxal de prendre le risque de le voir profiter de l’absence de la présidente pour occuper le poste avec voix prépondérante. Notre amie « La Hulotte » m’a répondu « juste un petit commentaire sur le fait que la vice présidence ait été attribuée à JLC
- lorsque les élus ont "repoussé la présidence du maire d'Uzès, ils ne voulaient en aucun cas repousser Uzès et les Uzétien(e)s, ils l'ont clairement dit lorsque cette vice-présidence a été attribuée à Mr Chapon représentant d'Uzès et ses habitants ».
Désolé, « La Hulotte » mais je ne crois guère à ce que j’appelle « le discours officiel ». En langage populaire on aurait dit, « Ils ont donné un os à leur chien pour pas qu’il morde » car, précisons le, cette vice-présidence est l’objet d’une « indemnité » qu’en tant que retraité, je peux qualifier de conséquente.
Jérémy X est revenu à la charge, en nous expliquant « que contrairement à ce que j’avais écrit, CHAPON ne détenait aucune clé, mais que par contre il avait le pouvoir de tout bloquer» Et ça, ça ne s’appelle pas détenir « une clé ? » De même, il nous explique que CHAPON est à l’agonie, la preuve, il n’a pas eu d’investiture pour les sénatoriale. J’invite ce monsieur Jérémy a se pencher sur le quart de siècle qui vient de s’écouler à Uzès  et qu’il pas l’air de bien connaître. Ça fait vingt cinq ans que l’on dit CHAPON fini. Les sénatoriales ? mais cher ami, il n’a pas eu la députation, ni en 2002, ni en 2007, ni avant, sauf une suppléance en 1986 (si je ne me trompe pas) et pourtant, cette année, il a été élu avec 53% des voix dès le premier tour, pas mal pour un homme à l’agonie. Par ailleurs c’était mal connaître CHAPON que de croire que l’on peut « jouer » avec lui, je l’ai pratiqué pendant douze ans, je connais le bonhomme, vous le sous-estimez, c’est un fin tacticien,
La solution pour éliminer CHAPON de la CCU, elle était à portée de main, suffisait de ne pas lui offrir une réélection dans un fauteuil, ah, je sais, « C’est pas moi, c’est l’autre », ben oui, mais le résultat il est là.. Il était possible aussi de tenter de reprendre les mairies perdues en 2001, Saint Quentin l’a fait, mais pas Arpaillargues. Pourquoi la gauche n’a rien tenté dans ce village dont elle avait fait un symbole de sa gestion ?, Je pose la question mais je connais la réponse, et tout le monde la connaît. C’est aussi une des clés du problème.
Pour le reste , mes interlocuteurs ont essayé de me convaincre, au moyen de lignes et de lignes d’arguments, qu’Uzès et L’Uzège ne faisait qu’un et vis et versa, que le départ de la cité ducale serait une catastrophe et la mort de la CCU, mais qu’ai-je écrit d’autre dans mon intervention ? « Si « NOUS » allons sur l’agglo, (de Nîmes) que restera –t-il de la CCU, Rien, absolument rien, Quid de la police intercommunale ? Comment la maintenir si Uzès de participe plus au financement ? La présidence si laborieusement acquise, n’aura plus de sens. Nos villages partiront sur Bagnols ou sur Nîmes » et plus loin « Uzès et l’Uzège ont tout à perdre en ralliant l’agglo de Nîmes, il ne faudrait pas que cela se réalise à la suite de manœuvres douteuses des uns et de l’ego exacerbé d’un autre ».
Un dernier exemple de langue de bois «En conclusion, Chapon brasse de l'air sans pouvoir rien faire si ce n'est mettre des bâtons dans les roues de la nouvelle majorité, pendant ce temps, les dossiers avancent sans réellement se soucier des aigreurs d'un homme etc. etc. etc. » C’est exactement ce que nous disent les ministres Sarkosystes, c’est exactement ce que CHAPON nous raconte dans ses luxueuses revues, cette superbe phrase, nous l’avons entendu déclamer par RAFFARIN et par JUPPÉ, « Nous on bosse, les autres critiquent » . Pas plus tard qu’hier, elle m’a été servi par un de mes voisins « qui n’est pas de droite, mais qui vote CHAPON parce lui au moins, il fait quelque chose pour Uzès !!!!!!! », sans se rendre compte que ceux qui n’ont pas le pouvoir de gérer ne peuvent guère faire autre chose que de pointer les dysfonctionnements. C’est la phrase idiote par excellence et qui marche à tout les coups, du moins sur ceux qui veulent l’entendre, mais vous avez compris que je ne suis pas de ceux là.
Tout cela pour dire, que si Uzès est malade de CHAPON l’opposition est malade d’elle-même. Il est facile aujourd’hui, de constater que l’opposition uzètienne est toujours autant divisée fondamentalement, entre Uzès citoyenne et la Gauche, elle même divisée, car les voix obtenus par le PCF sont plus un refus de vote pour le PS qu’une adhésion au programme de la candidate communiste.
Je sais, pour parler chaque jour avec des uzètiens anciens ou nouveaux, qu’ils ont conscience de cela, combien, pendant la campagne municipale m’ont dit,  « On va à la catastrophe, il va passer au premier tour ».
Parce que je précise : « être à l’écoute des uzètiens », ce n’est pas se balader de long en large sur la place aux herbes, en gesticulant un portable collé à l’oreille pour se donner de l’importance, ce n’est pas non plus en avalant les paroles des grands gourous. Être à l’écoute, c’est parler à ses voisins, à ses collègues de travail, c’est aller à la rencontre de ceux que RAFFARIN appelait la France d’en Bas, quelques soit leurs opinions politiques, sans se gargariser des discours des amis, loin des cafés branchés de la cité où certains « technocrates de pacotille » refont le Monde et la Ville d’Uzès.
Si vous aviez écouté les uzètiens, vous sauriez, messieurs, que malheureusement, les uzètiens, n’en n’ont rien à foutre de la CCU, pour eux c’est une ligne de plus dans les feuilles d’impôts locaux, une ligne qui leur coûte fort cher, et les indemnités versées aux délégués restent en travers de la gorge de beaucoup. Un des premiers travaux constructifs auxquels on devrait se livrer, ce serait d’expliquer l’intérêt de la CCU pour les citoyens, et ce n’est pas gagné.
 



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